Le Collectif Roosevelt est entré depuis quelques semaines dans une phase de transformation dont les grandes lignes sont décrites dans la lettre que vous retrouverez sous ce lien http://r.info.collectif-roosevelt.fr/4h7a0j8ghdyfl.html

Pour rester informé des activités du collectif Roosevelt au sein de ses groupes thématiques et de ses groupes locaux vous pouvez vous inscrire via le lien https://framaforms.org/comment-voulez-vous-continuer-de-suivre-nos-actions-de-les-soutenir-et-dy-participer-1527779219
 
Au plaisir de vous y retrouver prochainement
Rester informé

Communiqué à propos de “La fête à Macron”

Nous sommes inquiets de ce qui se passe actuellement en France.

Le gouvernement du président Macron engage des réformes profondes tous azimuts, sur le travail, la protection sociale, l’immigration, la santé, la bioéthique, les transports, la transition énergétique, l’éducation, la défense… qui auront un impact majeur sur l’organisation de notre société, dans un contexte de faiblesse relative des acteurs sociaux, syndicats, mouvements citoyens et associations.

Une communication très travaillée accompagne ce train infernal de réformes et occupe l’espace médiatique.

Le discours destiné au grand public est humaniste et bienveillant. Il prône le dialogue au nom de la paix sociale et de l’unité du pays. Il flatte, sans tomber dans les outrances du passé, le besoin légitime de vivre en sécurité. Le discours est intelligent et efficace auprès de l’opinion publique.

Mais la méthode utilisée pour mener les réformes est en contradiction avec le beau discours. L’efficacité est présentée comme supérieure au droit, la « consultation » a remplacé le dialogue et la négociation. Le gouvernement a ainsi réussi à se mettre à dos tant les syndicats réformistes comme la CFDT ou l’UNSA que les associations traditionnellement modérées comme le Secours catholique ou France Terre d’Asile.

Pire ! Sous prétexte d’adaptation au monde tel qu’il est, la politique du gouvernement nous engage dans un profond changement de société, conforme à la vision anglo-saxonne du libéralisme libertarien qui prône une société de marché où tout est possible pour les possédants, car tout s’achète et tout se vend, où seul ce qui a un prix a de la valeur. Cette vision de la société entre en conflit frontal avec la république sociale et laïque à laquelle les français sont attachés.

Comment résister à un tel rouleau compresseur ?

Nous pensons que les attitudes d’opposition frontale risquent d’être stériles car elles se situeront sur le terrain de notre adversaire. Elles nous amèneront à parler des réformes que nous ne voulons pas quand nous voudrions parler de nos alternatives.

Et parce qu’il ne faut pas sous-estimer l’adversaire, nous pouvons même penser que l’opposition frontale a été anticipée. Le gouvernement du président Macron nous tend un piège, celui d’apparaître comme des opposants conservateurs et ringards, incapables de voir que le monde change.

En ce sens, nous pensons que, même si l’objectif de « la fête à Macron » de rassembler toutes les forces vives d’opposition est intéressant et permet à chacun de s’engager à titre personnel, nous ne pouvons pas y apporter notre soutien direct, en tant que collectif Roosevelt.

Le collectif Roosevelt a clairement choisi depuis sa création d’être dans la proposition plutôt que dans l’opposition. Et si cette stratégie semble, passagèrement du moins, mise en échec, il nous faut la repenser sans pour autant y renoncer. Il ne s’agit pas d’abandonner le combat mais d’évoluer vers une forme plus adaptée aux nouvelles conditions d’engagement.

L’Assemblée générale du 28 mars a rassemblé près de 40 personnes déterminées à continuer de défendre les deux axes sur lesquels nous sommes perçus comme pertinents : le partage du temps de travail et la reliance entre mouvements citoyens, qui apparaît plus que jamais indispensable. Mais nous ne sommes plus assez nombreux et nos moyens financiers ne nous permettent plus de défendre de manière efficace au niveau national notre manifeste et ses 15 propositions. Nous attendons le résultat du nouvel appel à candidatures au Conseil d’Administration pour décider ensemble de la suite mais il nous semble d’ores et déjà nécessaire de nous transformer pour poursuivre nos combats en favorisant la constitution de petits groupes plus autonomes qui pourront défendre nos propositions efficacement avec moins de moyens.

Nous croyons qu’un autre monde est possible et nous l’expérimentons déjà en modifiant nos manières de consommer, de travailler, d’être citoyen.

Bien cordialement

Le Bureau

PLAN DU SITE