Retour sur la Rencontre du Collectif Roosevelt, 22 janvier à Paris

Rencontre du 22 jan 2015La salle de conférence du Musée social, à Paris, était comble le soir du 22 janvier 2015, pour la rencontre organisée par les groupes locaux du collectif Roosevelt en Ile-de-France, avec le soutien de l’atelier Banques-Finance du collectif, sur le thème

Régulation de la finance : que peut (veut) faire l’Europe ?

Il est vrai que les personnes réunies étaient de qualité.

Les députées européennes, Pervenche Berès, élue du Parti socialiste au sein du Groupe de l’Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates au Parlement européen, et Eva Joly, élue du Parti Europe Écologie au sein du Groupe des Verts/Alliance libre européenne au Parlement européen, respectivement membre titulaire et membre suppléante de la Commission des affaires économiques et monétaires, ont répondu avec compétence et conviction aux interventions de Michel Crinetz, ancien commissaire-contrôleur des assurances, et de Grégoire Niaudet, chargé des questions financières au département Plaidoyer international de l’ONG Secours Catholique. Mathias Thépot, journaliste économique spécialisé dans les secteurs bancaire et immobilier à La Tribune, a modéré adroitement le riche temps de débat avec la salle qui a suivi la conférence. Et la soirée n’aurait pas été aussi pleinement réussie sans la représentation de la pièce « Banque Centrale » de et par Franck Chevallay, qui invite à s’approprier de façon ludique des questions fort sérieuses.

Sur « Les enjeux de la réforme de l’industrie bancaire », Michel Crinetz a formulé les interrogations suivantes : Où en sommes-nous en France ? Où en sommes-nous en Europe sur le plan institutionnel ? Quels sont les enjeux de la réforme qui en font la nécessité ? Quels sont les obstacles ? Et quels sont les moyens d’actions des parlementaires européens ?

Grégoire Niaudet pour sa part a posé les termes du débat sur « L’évasion fiscale et les paradis fiscaux » en rappelant quelques chiffres-clefs permettant de mesurer les enjeux financiers, en évoquant également les enjeux démocratiques. Les questions immédiates restaient les mêmes : Où en sommes-nous en France, en Europe, et dans le monde, via l’Organisation de Coopération et de Développement Économique ? Doit-on parler de freins ou d’obstacles aux réformes ? Quant à la nécessaire harmonisation fiscale, n’est-elle pas envisageable, ne serait-ce qu’au niveau européen ?

Eva Joly et Pervenche Berès nous ont confirmé que l’efficacité des élu-e-s est à la mesure de l’engagement citoyen sur lequel ils-elles peuvent s’appuyer.

 

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