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« Moi, Daniel Blake », Ken Loach, 2016.

Je viens de voir « Moi, Daniel Blake » de Ken Loach. J’ai envie de hurler. Je voudrais que l’on oblige tous les citoyens du monde à aller voir ce film et à dire s’ils veulent vraiment un monde comme celui, bien réel, que Ken (merci, Ken) nous montre. Je sens monter en moi la conviction que, au-delà de l’histoire, de la toile, il y a un crime d’État contre l’humanité.
L’histoire de Daniel Blake en elle-même pourrait être anecdotique si elle n’était pas le produit du monde d’aujourd’hui ; répétée sous de nombreuses formes différentes plus ou moins dramatiques, elle matérialise une réalité : dans l’Union Européenne, 121 millions de personnes sont quotidiennement en risque de pauvreté ou d’exclusion sociale, aux USA, il y en a 46 millions. Peut-on accepter que pour nombre d’entre eux, chaque jour soit une galère ?
L’économie, qui est par définition la colonne vertébrale du bien commun, est devenue un fléau pour l’humanité tout entière au même titre que la peste, le choléra ou les invasions barbares. Pourtant il y a de la richesse, mais 1% de la population mondiale détient plus de biens que les 99% restant ; une répartition plus équitable serait un raz-de-marée salvateur qui balayerait tous les types d’austérité, de misère et de comportements individualistes et égoïstes. Au-delà d’une pensée économique unique qui aveugle la classe dirigeante, il y a certainement un paradis pour tous, y compris pour ceux qui, aujourd’hui, ont l’indécence de gagner en une journée ce qu’un ouvrier met 10 ans à gagner.
Le crime d’État contre l’humanité est le pire des crimes qui puissent être perpétrés. En effet, la finalité de l’État est de protéger et d’accompagner chacun dans sa vie d’homme, et, puisqu’il est le seul à légiférer, de tout faire pour permettre de mutualiser tous les risques liés à la condition humaine et d’ouvrir des chemins pour que le monde soit le plus équitable possible. Quand il n’a pas cet objectif, il est coupable.
Nous sommes aujourd’hui en possession de connaissances scientifiques qui nous permettraient d’offrir à chacun une vie décente jalonnée de bonheurs. Au cours de l’Histoire, nous avons fait et refait l’expérience de l’ignominie des attitudes sectaires, xénophobes, partisanes et haineuses. Alors, je rêve d’une Cour Pénale Internationale qui mettrait en accusation tous ceux qui contribuent à considérer la plus grande partie de la population comme du bétail dont la seule finalité est de les servir.
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Pour visionner la bande annonce : ici
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Christian Jacques-Natali
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