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Suivi de la situation en Grèce

Vous trouverez dans cet article, mis à jour régulièrement, l’essentiel de ce que nous pensons important sur la situation grecque. Par Andrée Desvaux, membre du bureau du collectif Roosevelt

A la une

Octobre 2015

Voici quelque articles qui montrent la résilience des grecs malgré l’austérité

Septembre 2015

Le “stupéfiant aveu” de la Banque Centrale Européenne!

La menace du ”Grexit” n’aurait jamais été lancée ”pour de vrai”parce que cela ne serait pas ”légal”, voilà ce que déclare Vitor Constâncio, vice president de la BCE!! voilà qui éclaire sous un jour terrible, les évènements qui ont précédé le diktat du 13 juillet qui nous a tous laissés ”sidérés” et qui nous conforte dans notre analyse: l’Union Européenne pose, dans son fonctionnement, au moins 2 grandes questions et pas des moindres, de légitimité démocratique et de politique économique.

Il faut lire ces 2 récents articles du journaliste de la Tribune Romaric Godin, qui pendant les 6 derniers mois a été un des plus fins analystes de ce qui se passait entre la Grèce et l’Union Européenne.:

Juillet 2015

Quelques points de vue intéressants :

 

Juin 2015

Les dessous idéologico-politiques  de la ‘’crise grecque’’……

Depuis 5 mois nous assistons à un ‘’jeu de massacre’’ en Europe : Les institutions ( + ou – aussi les créanciers de la Grèce depuis que les paquets de milliards pour ‘’sauver’’ la Gréce sont tombés dans les poches des créanciers banquiers qui se sont défaussés des actions de la dette souveraine grecque, au fur et à mesure des  dits ‘’sauvetages’’) s’acharnent sur les programmes présentés par le gouvernement grec, qui ne sont jamais à leur goût…..C’est bien entendu le gouvernement grec qui depuis les élections de janvier n’est pas à leur goût ! Ils pensent que le faire plier, est un barrage à une contagion possible contre Podemos en Espagne ou d’autres ‘’Syriza ou Podemos’’ ailleurs en Europe.

Comment ne pas penser à la ‘’Stratégie du Choc’’ le livre de Naomi Klein, qui montrait que les multinationales utilisaient cette stratégie pour arriver à leurs fins. :  Les Dirigeants Européens, qu’ils soient de la Commission ou du Conseil, n’arrêtent pas de stigmatiser les dirigeants grecs, leur programme de réformes, est dénigré, classé ‘’pas serieux’’et on leur fait revoir leur ‘’copie’’ à chaque réunion ; La dernière arrogance vis-à-vis des dirigeants grecs est venue de Christine Lagarde,qui a déclaré à la sortie de la réunion du 18 juin qu’elle ne voulait plus parler qu’à ‘’des adultes’’. !!!

L’austérité imposée au peuple grec est une des plus sevères que le FMI ait imposé sur les 137 crises qu’il a eu à traiter !

Les Dénis de Démocratie sont nombreux : Invraisemblable mais vrai : le ministre irlandais Michael Noonan s’est plaint de ne pas avoir eu avant la dernière réunion les dernières propositions grecques. Yanis Varoufakis a expliqué qu’il n’avait pas le droit de les divulguer avant la réunion ! !!!‘’

Les statuts du FMI permettent d’accorder un délai de paiement en cas de défaillance ! Pourquoi rien n’a-t-il été accordé à la Grèce ????

Il faut lire :

  •  l’article de Martine Orange, journaliste à Médiapart sur  La stratégie de la terreur qu’imposent les ‘’institutions’’ à la Grèce depuis l’élection du 25 janvier du parti Syriza.

***http://www.mediapart.fr/journal/economie/210615/grece-les-creanciers-instaurent-la-strategie-de-la-terreur  *M. Orange

 

DES VOIX  célèbres  s’élèvent pour dénoncer  le massacre du peuple grec !

**l’Ex Chancelier Helmut Schmidt, s’écrie ‘’ Qu’ils aillent au diable, s’ils ne sauvent pas la Grèce’’ ‘’Au lieu de faire bloc contre Athènes, ils devraient plutôt dompter les marchés financiers’’

rapporté en français http://michellepinay.blog.lemonde.fr/

 en allemand … http://www.handelsblatt.com/politik/international/helmut-schmidt-der-teufel-soll-sie-holen-wenn-sie-griechenland-nicht-retten/4696022.html

**Le Philosophe allemand Jürgen Habermas  http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/06/24/la-scandaleuse-politique-grecque-de-l-europe_4660360_3232.html

Grèce, la supercherie (martin Vidberg 2011) !!

supercherie

A quand une politique alternative démocratique  en Europe ? (Propositions 14 15 de notre manifeste)

On peut se demander, à quel Jeu jouent les dirigeants de L’Euro-groupe depuis plus de 4 mois envers la Grèce ……Face au gouvernement grec élu fin janvier, les dirigeants de l’Euro-groupe se réunissent et on ne sait rien de leurs débats….

Pourquoi acceptons-nous, nous, les citoyens européens que nos dirigeants n’aient aucun compte à nous rendre de débats qu’ils mènent en notre nom ? Cela en dit long sur l’inadéquation des moyens actuels de médiation et d’organisation du débat politique entre les gouvernements et les citoyens !

Le ministre allemand Schäuble se félicite des réformes accomplies au Portugal et en Espagne, comme si ces pays étaient sortis d’affaire….leurs déficits sans doute! Mais leurs populations vivent toujours aussi mal et avec autant de chômeurs.   Une crise politique chronique  mine L’Europe, dont la construction est en panne : des inégalités structurelles se développent que les dirigeants ne savent pas résoudre, ni le chômage de masse, ni  le problème des migrants….. Ils ne font que ‘’rafistoler’’, après de longues tergiversations.  Cela et le sort réservé à la Grèce nourrit le sentiment anti-européen parmi les populations.

L’espoir était que l’arrivée de Syriza au pouvoir en Gréce pouvait changer la donne en Europe, surtout s’’il avait pu être appuyé par des pays comme l’Italie ou la France pour réorienter cette Europe en panne (or ils sont bien vite rentrés dans le rang !)  Et si ….. l’Espagne venait faire grossir l’espoir…….

 Nous vous proposons 3 voix pour analyser la situation actuelle :

Extrait ici :

 

  • Celle du Gouvernement Grec grâce au journal allemand le ‘’Süddeutsche Zeitung’’ qui relate  les positions des dirigeants grecs, Tsipras et Varoufakis : extraits traduits.

Tsipras s’est imposé ce week-end contre l’aile gauche de son parti qui voulait arrêter les paiements au FMI par 95 voix contre 75 et il réaffirme dans la résolution adoptée : « Dans la mesure où nous sommes en situation de régler nos dettes, nous les réglerons…..mais celui qui croit qu’il pourrait humilier les Grecs joue avec le feu ». Le gouvernement d’Athènes ne signera plus un mémorandum (de programme d’austérité) Cela ne signifie en rien qu’on ne recherchera pas une solution qui puisse être à l’avantage des 2 parties (les créanciers internationaux et la Grèce). « Nous avons fait ce que nous devions faire, c’est maintenant au tour de l’Europe ». Il n’abandonne pas le programme pour lequel il a été élu, il n’acceptera pas de remplir des ‘’exigences irrationnelles’’, comme un dérégulation du système des salaires, ni de nouvelles baisses sur les retraites »

Le ministre des finances allemand Schäuble demande toujours des ‘’Efforts’’ mais il semblerait que les pays de l’Euro-groupe envisagent de prolonger le programme de sauvetage pour la Grèce jusqu’à la fin de l’été !!!

Des journaux allemands avaient diffusé la rumeur que le ministre des finances grec ce week-end Varoufakis aurait enregistré les débats à la rencontre de Riga, fin avril, et le président de l’Euro-groupe était monté au créneau, pour réaffirmer que les débats de l’Euro-groupe étaient ‘’confidentiels’’ ( !!!) La  rumeur a été désamorcée par un site de ‘’désintox ’’ ‘’Propagandaschau’’. Un climat assez détestable…..

Yanis Varoufakis a raison, souligne le journal, quand il demande un ‘’New Deal’’, après 7 années de crise des dettes et d’austérité et le  pays qui peut et doit en prendre la tête est l’Allemagne, pour insuffler une politique d’investissements. 2 visions économiques s’affronteraient : celle des Américains  et leur politique économique d’expansion où l’état injecte  de l’argent et contient la récession, celle des Européens, menée par l’Allemagne, menant une politique d’épargne et d’austérité où la crise sévit toujours. Le FMI est, semble-t-il, prêt pour une restructuration de la dette grecque, L’Euro-groupe s’y refuse toujours…..

 

Dont voici le dernier § :____ l’Europe est à la croisée des chemins !___

  J’arrive à la conclusion que la question grecque ne concerne pas exclusivement la Grèce, mais se trouve au centre d’un conflit entre deux stratégies opposées sur l’avenir de l’intégration européenne.

La première vise l’approfondissement de l’intégration européenne dans un contexte d’égalité et de solidarité entre ses peuples et ses citoyens. Ceux qui soutiennent cette stratégie partent du fait qu’il est inadmissible de forcer le nouveau gouvernement grec à appliquer les mêmes politiques que les cabinets sortants, qui ont d’ailleurs totalement échoué. Sinon, nous serions obligés de supprimer les élections dans tous les pays qui sont soumis à un programme d’austérité. Nous serions aussi obligés d’accepter que les premiers ministres et les gouvernements soient imposés par les institutions européennes et internationales et que les citoyens soient privés de leur droit de vote jusqu’à l’achèvement du programme. Ils sont conscients que cela serait l’équivalent de l’abolition de la démocratie en Europe et le début d’une rupture inadmissible au sein de l’UE. Enfin, tout cela aboutirait à la naissance d’un monstre technocratique et à l’éloignement pour l’Europe de ses valeurs fondatrices.

La deuxième stratégie conduit à la rupture et à la division de la zone euro et, de ce fait, de l’UE. Le premier pas dans cette direction serait la formation d’une zone euro à deux vitesses, où le noyau central imposerait les règles dures d’austérité et d’ajustement. Ce noyau central imposerait aussi un superministre des finances pour la zone euro, qui jouirait d’un pouvoir immense, avec le droit de refuser des budgets nationaux, même des Etats souverains, qui ne seraient pas conformes aux doctrines du néolibéralisme extrême.

Pour tous les pays qui refuseraient de céder à ce pouvoir, la solution serait simple, la punition sévère : application obligatoire de l’austérité et, en plus, des restrictions aux mouvements des capitaux, des sanctions disciplinaires, des amendes et même la création d’une monnaie parallèle à l’euro. C’est de cette façon que le nouveau pouvoir européen cherche à se construire. La Grèce en est la première victime. Elle est déjà présentée comme le mauvais exemple que les autres Etats et peuples européens désobéissants ne devraient pas suivre.

Mais le problème fondamental est que cette deuxième stratégie comporte des grands risques et ceux qui la soutiennent ne semblent pas en tenir compte. Cette deuxième stratégie risque d’être le début de la fin, puisqu’elle transforme la zone euro d’union monétaire en simple zone de taux d’échange. Mais, en plus, elle inaugure un processus d’incertitude économique et politique qui pourrait aussi transformer de fond en comble les équilibres dans l’ensemble du monde occidental.

Aujourd’hui, l’Europe se trouve à la croisée des chemins. Après des concessions importantes du gouvernement grec, la décision repose, non plus entre les mains des institutions qui, à l’exception de la Commission européenne, ne sont pas élues et qui ne rendent pas des comptes aux peuples, mais entre les mains des leaders de l’Europe. Quelle stratégie pourrait l’emporter ? Celle d’une Europe de la solidarité, de l’égalité et de la démocratie ou bien celle de la rupture et finalement de la division ?

Si certains pensent ou veulent bien croire que la décision que nous attendons ne concernera que la Grèce, ils se trompent. Je les renvoie au chef-d’œuvre d’Ernest Hemingway Pour qui sonne le glas ?

Une semaine d’actions se prépare en Europe en soutien AU gouvernement grec DU 20 au 26 JUIN

                                                  A Paris le samedi 20 Juin

                                                                       (a suivre)

Mai 2015

La Grèce face à l’Europe : A quel ‘’jeu’’ se livrent les dirigeants européens ? ‘’Le Tout ou Rien’’ ?

 Marian Kamensky 03 Feb 2015

grece123

  Un tabou est tombé à Riga, lors du dernier rendez-vous de l’Eurogroupe : le scenario de sortie de la Grèce de la zone EURO ! le ‘’Grexit’’ (= greece exit). L’Eurogroupe a obtenu le remplacement du ministre des finances lors des négociations à venir !

La Grèce est devant un mur de dettes à rembourser cash en 2015= 27 milliards, elle ne peut en effet plus faire rouler sa dette comme les autres pays, puisque elle ne peut se réendetter auprès des marchés financiers, ni compter pour l’instant sur une aide de L’Eurogroupe, qui semble faire preuve d’une intransigeance et d’un dogmatisme inouïs, étant donné le résultat désastreux de leur gestion passée de la ‘’crise grecque’’. Le gouvernement grec mène une course contre la montre, il a la ‘’corde au cou’’ on lui demande constamment de reprendre les plans présentés, comme si les Européens exigeaient en fait un reniement complet du programme sur lequel Syriza a été élu et imposaient finalement les mêmes mesures que celles qui ont amené le pays au bord du gouffre et que le peuple grec a rejetées par son vote. « Le remède de l’austérité n’est pas thérapeutique, mais toxique. »dit Yanis Varoufakis » (entretien dans ’’Philosophie magazine’’ Mai)

Prochaine réunion de l’Eurogroupe le 11 mai ! Euclide Tsakalotos remplacera Yanis Varoufakis, mais si son attitude est plus souple, ses objectifs restent les mêmes, le ministre délégué aux relations économiques internationales est de l’aile gauche de Syriza. Il a déclaré à Mediapart : . « Je commence à avoir des doutes sur le fait que les institutions et les pays membres nous soutiennent réellement sur les réformes de fond. (…) D’après moi, il s’agit de nous conduire, avec l’épuisement des liquidités dont dispose l’État grec, à un point où nous serons obligés de faire encore davantage de compromis ». (entretien avec Mediapart)*** Malgré le remaniement, Alexis Tsipras a non seulement confirmé depuis les points durs sur lequel il ne voulait pas céder – les lignes rouges – mais annoncé qu’il pourrait organiser un référendum s’il devait y être contraint. Il refuse la logique économique que veulent lui imposer ses créanciers :  les réforme des retraites et  du marché du travail.

Comment réagit la France ? Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, a lancé un nouvel avertissement sur le thème que l’aide de la BCE ne va pas continuer « indéfiniment », osant utiliser comme argument que « l’objectif n’est pas de faire de l’assistanat permanent » !!!

A Riga, Yanis Varoufakis a tenté d’alerter ses homologues européens. « Toute référence à un plan B est profondément anti-européenne. Ma première réponse a été de dire qu’il n’y a pas de plan B, il ne peut y avoir un tel plan B. (…) Si la Grèce sort, l’euro sera en grand danger. Car les marchés financiers ne cesseront de demander “qui est le suivant ?” » Les responsables européens ont ignoré l’avertissement (entretien avec Mediapart) ***

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Articles à lire :

http://www.mediapart.fr/journal/international/280415/grece-les-europeens-levent-le-tabou-de-la-sortie-de-leuro?onglet=full  **    Par martine orange

http://www.mediapart.fr/journal/international/270415/grece-nous-presentons-nos-arguments-nous-repond-par-des-regles***  par Amélie Poinssot

http://www.okeanews.fr/20150330-grece-pourquoi-le-blocage-semble-indepassable par Romaric Godin (journaliste à la ‘’Tribune’’)

 

Bonus : IL vaut mieux en rire……Une nouvelle autre voix venue d’Allemagne , celle d’un humoriste qui a écrit une chanson parodique sur Yanis Varoufakis,ce ministre qui irrite beaucoup d’allemands! faisant comme si c’était le diable pour les allemands (elle est en anglais, a crée le buzz sur Internet et les avis sont partagés)

V for Varoufakis   :   https://www.youtube.com/watch?v=Afl9WFGJE0M

Mars 2015 :  ‘’La Grèce  face à l’Europe’’

Retour sur 6 ans de Tragédie Grecque

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Les évènements se précipitent….  lorsque les sondages donnent Syriza gagnant !

Dans les semaines précédant les élections en Grèce, nous avons eu droit à des déclarations de Politiques Européens surréalistes : Le président de la Commission Européenne, Jean-Claude Juncker, a lancé 11 décembre à la télévision autrichienne qu’il «n’aimerait pas que des forces extrêmes arrivent au pouvoir» en Grèce et qu’il «préfère revoir des visages familiers en janvier» !!! M. Moscovici a déclaré «qu’un tel travail avait été fait par les autorités grecques, tant d’efforts, tant de choses accomplies, que ce serait  dommage de ne pas continuer. L’idée d’envisager de ne pas rembourser une dette énorme est suicidaire » Quant au très rigide ministre des Finances allemand Schäuble : sa réponse aux idées de M. Tsipras d’alléger ou d’annuler la dette fut : ‘’ La question ne se pose pas’’ !

 

Cette intrusion de Bruxelles dans la vie politique d’un Etat membre ne va pas sans susciter des indignations et des interrogations ?

Aussi avons –nous décidé de signer un appel de soutien au Droit du peuple grec de choisir son destin

Et malgré toutes ces mises en garde des Dirigeants Européens… il a été élu ! Alors….. Entrée en lice de la BCE, ‘’un coup d’état financier’’: A lire sur :

Puis, ce fut le bras de fer entre les dirigeants européens et Mrs Tsipras et Varoufakis pour La Grèce : bilan ?  L’Allemagne fait plier la Grèce !?  A lire sur :

Revenons maintenant aux interrogations  posées par cette nouvelle situation en Europe ! 

Après la fameuse et terrible déclaration du Président de la Commission Européenne :

« Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. » Juncker

Lire deux analyses très pertinentes :

Derniers rebondissements:

 En attendant la suite, en guise de conclusion provisoire….,

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