L’affaire BNP Paribas : un sérieux problème de taille

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“Sa propre reconnaissance de culpabilité renforce – bien involontairement- l’argumentaire pour une séparation bancaire visant à une réduction drastique de leur taille”

Par Guy Flury et Claude Simon,

Respectivement ancien commissaire aux comptes d’établissements financiers et professeur émérite à l’ESCP Europe

 

Dans sa communication financière au 30 juin 2014, BNP Paribas indique que “l’impact de l’accord global avec les autorités des États-Unis relatif à la revue de certaines transactions en dollars incluait entre autres le paiement par BNP Paribas d’un montant total de pénalités de 8,97 milliards de dollars (6,6 milliards d’euros)”.
En clair, BNP Paribas a reconnu que son entité en charge du négoce international de pétrole et gaz a volontairement dissimulé entre 2004 et 2012 des transactions illégales avec le Soudan, Cuba et l’Iran.

Ces faits, qu’elle a reconnus comme des infractions pénales, viennent d’entraîner la suspension de BNP Paribas en qualité de membre de Transparency International France, un sérieux accroc à l’image revendiquée par la banque.

Et pourtant, comment des transactions aussi sensibles, d’une telle importance, ont-elles pu échapper à la vigilance des dirigeants et aux systèmes de détection comme le contrôle interne, les comités d’engagements, la conformité, le contrôle des risques, les corps d’inspection et d’audit interne ?

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